|
" Le parti socialiste n'existe plus, il est disloqué,
c'en est presqu'inquiétant car il faut une opposition, une confrontation
projet contre projet, idée contre idée... " cette phrase, empruntée à
Jean-Paul Anciaux, député de la circonscription d'Autun, donne le ton de la
réunion de rentrée de l'U.M.P. de la 4ème circonscription (Montceau les
Mines).

On pourrait plutôt parler de rentrée départementale puisque,
à cette journée qui se déroulait à Torcy, pratiquement tous les ténors de la
majorité présidentielle de Saône et Loire étaient présents : Gérard Voisin
(député), Jean-Patrick Courtois et René Beaumont (sénateurs), Anne-Marie
Ligier, secrétaire départementale de l'U.M.P., Jean Girardon, président de
l'association des maires de Saône et Loire, etc. Seul manquait Jean-Paul
Emorine (sénateur), en Asie pour une mission dans le cadre de la commission
des affaires économiques du Sénat. Ajoutez à cela que quelques 200 militants
et sympathisants avaient répondu à l'invitation et vous comprendrez que
Marie-Claude Jarrot, conseillère régionale et chef de file du mouvement dans
la 4ème, était plus que satisfaite.
Il revenait à Michel Tramoy, délégué pour la
circonscription, d'ouvrir les débats en défendant l'action du gouvernement :
" il faut continuer de mettre en oeuvre les réformes dont le pays a
besoin, il n'y a pas d'autre alternative et pour cela nous devons rester
unis et confiants... " a-t-il déclaré avant de rendre hommage à
Dominique Juillot : " aujourd'hui, il nous manque un " chef ". Un
chef qui sera élu à la mi-novembre à l'occasion du renouvellement des
instances locales et départementales du mouvement. Qui sera ce chef ?
Difficile de le dire !

Marie-Claude Jarrot, a commencé son discours en ironisant
sur la situation du P.S. " un bateau en perdition, sans pilote... "
Et de poursuivre : " Je suis fière d'appartenir à l'U.M.P. car c'est
nous qui faisons l'ordre du jour des grands débats de société " faisant
référence au 60 réformes engagées en un an. Des réformes qu'elle a défendu,
que ce soit le R.S.A., la politique d'immigration " choisie ", la lutte
contre la délinquance, les services minimums (que ce soit dans l'éducation
ou les transports) etc. " Nous faisons ce que nous avons promis et c'est
la clé d'une confiance retrouvée, d'un retour de la crédibilité politique...
" Evidemment, le député-maire de Montceau a été une cible pour elle et
elle a annoncé la naissance d'une nouvelle association destinée à préparer
les échéances à venir : européennes et régionales. Un discours qu'elle
conclut en lisant une lettre adressée par M. Emorine pour excuser son
absence et assurer les militants de son soutien !
Jean-Patrick Courtois n'a pas tenu un autre discours que ses
prédécesseurs et est revenu sur les derniers échecs de la majorité : aux
municipales et cantonales : " nous avons perdu, il faut en tirer les
conclusions en sachant que les élections intermédiaires sont toujours
difficiles pour les partis au pouvoir. Il faut réformer, même si cela ne
fait pas toujours plaisir, il n'y a que le résultat qui compte, nous devons
continuer d'expliquer... " Cela, avant de s'en prendre à la politique de
la nouvelle majorité du conseil général : " qui veut faire des économies
sur le dos du monde rural et les petites communes... des décisions dont on
ressentira les conséquences d'ici deux ou trois ans mais il sera trop
tard... "
C'est donc Jean-Paul Anciaux qui a conclu cette série de
discours en commençant par rendre un hommage appuyé à Marie-Claude Jarrot.
Puis de " défendre " la politique de Nicolas Sarkozy. " Il réforme ce
qu'il y a de plus obsolète dans ce pays " dit-il avant de citer, en
exemple, la réforme de la loi sur les 35 heures : " pendant les 5 jours
et 4 nuits de débat, le P.S. revenait tout le temps sur le texte d'origine
du Code du travail, ce parti n'a plus d'idées... " Puis, lucide quant
aux revers électoraux de cette année, de faire malgré tout confiance en la
montée en puissance des mesures, des réformes...
L'apéritif qui suivit a été l'occasion, pour les militants
et sympathisants, de discuter avec les parlementaires et élus présents avant
de mettre les pieds sous la table pour un repas champêtre bien " arrosé ".
Pascal BERTHIER
|
|