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" La Ville du Creusot ne sera pas en mesure d’organiser l’accueil des élèves
dont les enseignants seront en grève ce jeudi 20 novembre. L’ampleur du
mouvement social qui touchera l’Education nationale rend impossible
l’application des règles légales.
Sensible aux difficultés d’organisation auxquelles vous allez être
confrontés lors de cette journée de grève, je souhaite vous informer des
raisons qui m’ont conduit à prendre cette décision.
Comme dans beaucoup d’autres villes en Saône-et-Loire, la municipalité
constate que la loi est inapplicable faute de pouvoir mobiliser en temps
voulu des agents dûment qualifiés pour assurer l’ensemble du dispositif
d’accueil : vu le taux de grévistes très important, ce sont 12 des 16 écoles
du Creusot qui seraient concernées par le service minimum.
En nous demandant de substituer à ses agents grévistes des personnels qui ne
sont, pour la plupart, ni formés, ni habilités à encadrer des enfants,
l’État nous demande d’assumer des risques non négligeables en terme de
sécurité ou de bien-être. Garder de jeunes enfants, qui plus est sur une
journée complète, est un vrai métier et ne s’improvise pas.
Je ne veux pas faire courir quelque danger que ce soit aux enfants, et faute
de pouvoir maîtriser totalement le dispositif, la Ville du Creusot
n’appliquera pas l’obligation légale d’assurer un service minimum d’accueil
dans les écoles.
Enfin, je partage les inquiétudes des enseignants dont les motifs de grève
sont réels et justifiés : avec 13.500 suppressions de postes annoncés pour
la prochaine rentrée scolaire, la suppression progressive du Réseau d’Aide
Spécialisé aux Elèves en Difficultés (RASED) et les lourdes menaces qui
pèsent sur l’avenir de l’école maternelle, la qualité du service public de
l’Education Nationale est durablement remise en cause par le gouvernement ".
André Billardon
Maire du Creusot
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