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Après le rassemblement qui, selon ses organisateurs, a réuni
près de
20.000 personnes, le 16 septembre dernier à Clermont-Ferrand, la
mobilisation reste intacte dans le monde agricole face aux difficultés qui
s'amoncèlent au dessus de sa tête.

Quelques 20 000 agriculteurs, selon ls organisateurs, ont manifesté à
Clermont...
Dernier exemple en date : la lettre que MM.
Yves Bonnot, président de la F.D.S.E.A., et Damien Jeunon, président des
Jeunes Agriculteurs de Saône et Loire, ont adressé au ministre de
l'Agriculture : Michel Barnier mais aussi aux parlementaires et conseillers
généraux du département :
" Les agriculteurs de nos zones intermédiaires - accompagnés de leurs
partenaires et de très nombreux élus - sont venus à près de 20.000 au
rassemblement du 16 septembre à Clermont-Ferrand.
L’ensemble des productions herbagères (bovins allaitants, ovins, production
laitière) souffre tout particulièrement de la hausse des charges (aliment,
fuel et engrais notamment) mais aussi des impacts économiques et sociaux de
l’épizootie de fièvre catarrhale ovine (FCO).
Les agriculteurs de nos zones intermédiaires demandent une égalité des
chances entre toutes les productions sur l’ensemble du territoire et
l’entrée de la politique de l’Herbe dans le premier pilier de la PAC. Ils
réclament également - et en urgence - un allègement des charges au travers
d’une année blanche : cotisations sociales, Taxe sur le foncier non bâti,
prise en charge des annuités…
Dans nos zones intermédiaires, la chute des revenus concerne l’ensemble des
productions.
A celle-ci s’ajoute une profonde inquiétude quant au devenir - à partir de
2010 - des zones défavorisées simples et des mesures qui s’y rattachent,
notamment les aides à l’installation ou l’ICHN, mesures indispensables pour
nos exploitations. C’est pourquoi le développement des cultures et le
maintien d’un tissu rural est tributaire de programmes spécifiques pour nos
zones défavorisées.
Outre notre rôle majeur dans l’attractivité et l’aménagement de nos
territoires ruraux, nous sommes avant tout des producteurs. A ce titre, nous
entendons nourrir les Hommes dans un contexte mondial de plus en plus
difficile tout en restant compétitifs.
Il est urgent que les responsables politiques français et européens
comprennent que l’Agriculture, secteur plus que jamais stratégique - comme
l’ont bien compris les Américains dans leur nouvelle version du Farm Bill -
doit redevenir une priorité absolue pour l’Union européenne, avec des
budgets conséquents pour répondre aux besoins quantitatifs et qualitatifs et
ainsi conserver notre indépendance alimentaire.
La participation massive de 1.000 agriculteurs de Saône-et-Loire à cette
manifestation illustre le dynamisme de nos zones intermédiaires et symbolise
avant tout "le ras-le-bol" de notre profession qui se bat encore aujourd’hui
pour faire partie du paysage économique français de demain.
Nos inquiétudes doivent être prises en compte lors de la conférence
française sur les revenus prévue pour la fin octobre mais aussi dans le
cadre des réflexions du bilan de santé de la PAC.
Pour autant, les exploitations ne sont pas en mesure de patienter jusqu’en
2010 : c’est immédiatement qu’il faut solutionner les problèmes !
L’heure n’est plus à la compassion. Nous avons besoin de résultats car
"Comprendre est une chose, Agir en est une autre".
Pour la Saône-et-Loire, abordons avec succès cette période qui -
indéniablement - constitue un tournant majeur pour notre Agriculture et nos
territoires ruraux.
Convaincus que vous mesurerez pleinement l’enjeu pour notre département de
Saône-et-Loire ainsi que le fait que nous avons choisi de nous exprimer dans
la dignité mais néanmoins la détermination ce 16 septembre ".
Le président de la F.D.S.E.A. : Yves BONNOT
Le président des J.A. : Damien JEUNON

... en attendant, il y avait la foule, ce 16 septembre
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